Comme chaque année le 2è Dimanche de Pâques est appelé le Dimanche de la Miséricorde Divine.
« Rendez grâce au Seigneur, car il est bon : éternelle est sa miséricorde » (Ps 118, 1). C’est notre chant en ce dimanche qui clôt l’Octave de Pâques : un dimanche que saint Jean-Paul II a voulu consacrer à la divine miséricorde. En effet, le Christ ressuscité, qui apparaît aux apôtres au soir de Pâques, apporte la grande annonce de cette miséricorde, dont il leur confie le ministère après leur avoir souhaités la paix : « Paix à vous ! Comme lePère m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. […] Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ilsleur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 21-23).
Nous sommes invités à admirer, par la première lecture, la communion qui se fonde sur la miséricorde dans la vie de la première communauté chrétienne : union des cœurs, partage, vie nouvelle, conversions. « Voyez comme ils s’aiment entre eux et comme ils sont prêts à mourir les uns pour les autres ! » c’est ainsi que s’exclamait Tertullien. Le psaume se présente comme une célébration de la miséricorde. Enfin, saint Pierre place la miséricorde à la source de la nouvelle vie : « dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la Résurrection de Jésus-Christ… » 1P1,3).
Beaucoup parmi nous mettraient l’incrédulité de Thomas au centre de ce dimanche. Mais non ! c’est plutôt la miséricorde du Seigneur. C’est Jésus qui vient au secours de son disciple en difficulté, et accède à sa demandeinsistante de toucher ses plaies, manifestant la condescendance de la miséricorde. Ces plaies qu’il a déjà montrées aux autres apôtres sont le signe de son amour jusqu’à la mort : de son côté ont coulé l’eau et le sang qui nous communiquent les richesses de son cœur, il s’agit de la source de la miséricorde, comme il l’avait révélé à Sainte Faustine : « Voici le Cœur qui a tant aimé le monde… ». Il envoie ses apôtres avec un mandat précis, être ministres de la miséricorde : « tout homme à qui vous remettrez ses péchés… » (Jn 20, 23).
Après avoir constaté et convaincus que Jésus est vraiment ressuscité, nous sommes, nous-aussi invités à annoncer cette Bonne Nouvelle dans nos différents milieux de vie.
C’est pourquoi saint Jean-Paul II a consacré ce dimanche à la miséricorde : non seulement parce que toute laliturgie nous y invite, mais aussi parce que nous en avons absolument besoin aujourd’hui pour nos familles, notre grande communauté des 3 paroisses, nos sociétés, nos pays, afin que cessent nos rivalités et les guerres qui déstabilisent notre monde.
Père Louis IKENDJE