Alors que nous sommes déjà dans les dernières semaines du temps pascal, la liturgie oriente notre regard vers la fête de Pentecôte. Après avoir médité sur les apparitions du Christ ressuscité, puis sur le Bon Pasteur qui nous conduit vers le Père, nous désirons la venue de l’Esprit. Jésus nous l’a promis lors de la dernière cène (Jn 14), et la première lecture, tirée des Actes, nous montre l’Esprit à l’œuvre par la conversion des Samaritains.
Notre vie chrétienne est une croissance dans l’Esprit : si nous sommes fidèles à ses commandements, Jésus, comme il nous le dit dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous fait participer toujours plus au don de l’Esprit, qu’il obtient de son Père. Cet Esprit nous enrichit de ses dons, il nous incorpore toujours plus dans l’Église, qu’il anime comme l’âme anime le corps, et il nous comble de joie comme les Samaritains de la première lecture.Désormais, là où l’Esprit est accueilli, la joie règne par la transformation des cœurs : « Et il y eut dans cette ville une grande joie » (Ac 8,8). Qu’il est beau de voir l’Église naître de la prière sacerdotale de Jésus, par le don de l’Esprit et le travail des apôtres !
Au cours de cette semaine de préparation à la Pentecôte, nous pouvons nous interroger sur la présence de la joie dans notre vie, indépendamment des épreuves, dans notre grande communauté paroissiale : sommes- nous fondamentalement joyeux d’être aimés par Dieu et en marche vers la communion plénière avec lui ? Sinon, qu’est-ce qui vient ternir cette joie ? Nous pouvons alors demander au Seigneur d’y porter remède en y mettant précisément son Esprit.
Devenons des collaborateurs de la joie des autres, dans notre monde de plus en plus triste et négatif ; laissons-nous bruler par le feu de l’Évangile ; que la joie du Seigneur demeure en nous afin de devenir des disciples- missionnaires et des contaminateurs de cette joie en l’apportant à tous, en particulier à ceux qui sont tristes et ont perdu confiance.
« Ô Esprit de Dieu, Esprit de paix et de joie, Qui réconforte mon cœur altéré,
Verse en lui la vivante source de l’amour divin Et rends le intrépide dans la lutte ! »
Sainte Faustine
Père Louis IKENDJE