4e dimanche de Pâques

« Christ est ressuscité Alléluia ; il est vraiment ressuscité, Alléluia. »

Le tombeau vide comme les femmes l’on annoncé ; l’apparition au Apôtres, l’apparition aux disciples d’Emmaüs ; l’apparition à Thomas et d’autres apparitions attestant qu’il est vraiment ressuscité. Après cesapparitions, le Ressuscité nous révèle qui Il est au milieu de nous.

En ce 4è dimanche de Pâques le Ressuscité se présente à nous comme le « Bon Pasteur » : (Jn 10), les Actes des Apôtres nous montrent comment le troupeau se constitue (Ac 2), tandis que Pierre nous explique de quelle manière et à quel prix Jésus est devenu le « berger qui veille sur nous » (1P 2).

C’est un dimanche où nous prions spécialement pour les vocations sacerdotales, puisque Jésus exerce le soin du troupeau par l’intermédiaire des prêtres. Jésus est particulièrement sensible à ces foules qui sont à la recherche d’un vrai guide : « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaientdésemparées et abattues comme des brebis sans berger. » (Mt 9, 36) Il y a chez tous les hommes, dans les familles, les communes, les états, un besoin universel du Bon Pasteur. A le constater, les pasteurs humains sont parfois décevants, et se comportent comme des « voleurs et des bandits » (Jn 10, 1). Songeons à la corruption des autorités religieuses au temps de Jésus et à ce qui se passe dans nos sociétés. Mais le Dieu de la promesse ne peut pas abandonner son peuple, et les prophètes sont envoyés pour le rappeler : Ézéchiel est celui qui a le plus profondément exprimé cette double réalité, plus de cinq siècles avant Jésus. Il apostrophait ainsi les responsables du peuple prêtres et princes : princes : « Pasteurs, écoutez la parole du Seigneur ! Par ma vie, oracle du Seigneur Dieu, je le jure : parce que mon troupeau est mis au pillage et devient la proie de toutes les bêtes sauvages, faute de pasteur, parce que mes pasteurs ne s’occupent pas de mon troupeau, parce que mes pasteurs se paissent eux-mêmes sans paître mon troupeau, Voici, je me déclare contre les pasteurs. Je leur reprendrai mon troupeau et désormais, je les empêcherai de paître mon troupeau. Ainsi les pasteurs ne se paîtront plus eux-mêmes. J’arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus pour eux une proie. » (Ez 34, 7-10)

Ces bergers sont toujours imparfaits et c’est pour cela que Dieu, a promis de suppléer aux pasteurs indignes, le don de son Fils. Il continue aujourd’hui de prendre soin de chacune des brebis, par son action directe sur les âmes, malgré l’indignité foncière des ministres :

« C’est moi qui ferai paître mes brebis et c’est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur Yahvé. Je chercheraicelle qui est perdue, je ramènerai celle qui est égarée, je panserai celle qui est blessée, je fortifierai celle qui est malade. Celle qui est grasse et bien portante, je veillerai sur elle. Je les ferai paître avec justice ». (Ez 34, 15-16).

Nous sommes tous des brebis blessées et égarées. Tel est notre point de départ, telle est notre situation lorsque le Christ vient nous chercher ; écoutons sa voix et laissons-nous conduire par Lui.

Père Louis IKENDJE