L’IMPOSSIBLE DEVIENT POSSIBLE
Ce n’est ni dans l’ouragan, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu qu’Élie reconnaît la présence de Dieu. Mais dans un bruit de fin silence, qui demande de faire le calme en soi, d’ouvrir l’oreille, pour entendre le Seigneur se manifester. Un prophète n’agit pas ni ne parle en son propre nom mais au nom du Seigneur qui l’envoie. Mais Élie, ayant agi par lui-même, doit fuir la colère meurtrière de Jézabel et faire l’expérience de sa vulnérabilité. Après quarante jours de marche, parvenu à l’Horeb, il se cache dans une caverne. Vient alors le temps de la conversion de sa représentation de Dieu, pour ne pas prendre la place de Dieu mais se laisser conduire. Élie a eu l’oreille ouverte à celui qui se rend présent dans une poussière de silence. Dépouillé de l’image d’un Dieu tout- puissant, il rencontre un Dieu plein de douceur, un Dieu caché. Il fait l’expérience de la manière dont Dieu se donne et envoie. Pierre aussi doit faire l’expérience de sa vulnérabilité pour devenir le berger du peuple de Dieu. Il sort avec audace de la barque ballottée par la tempête, le regard fixé sur le Christ qui l’appelle « Viens ! ». Mais, détournant son regard du Christ pour le poser sur les eaux tumultueuses, il est saisi de crainte et coule. Jésus le saisit, « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Pierre fait l’expérience d’un impossible qui devient possible par la foi en Jésus Fils de Dieu.
Dans le quotidien malmené de notre monde aujourd’hui, comment entendre le fin silence de la présencede Dieu ?
Ai-je fait l’expérience de marcher sur les eaux tumultueuses le regard posé sur le Christ ?
Anne DA, xavière
extrait de Prions en Eglise Août 2026 – N°476