Is 52, 7-10 ; He 1, 1-6 ; Jn 1, 1-8
- Éclatez en cris de joie, vous, ruines de Jérusalem car le Seigneur console son peuple, il rachète Jérusalem » (Is 52, 9)
Bien chers frères et sœurs en Christ, joyeux Noël à tous.
Noël, c’est la fête des enfants mais aussi la fête des parents, car chaque enfant est né d’un père et d’un mère à l’exemple de Jésus pour apporter a joie dans la famille, pour apporter la paix dans le monde.
Jésus est le prince de la paix et le prophète Isaïe nous fait chanter : « Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix » (Is 52, 7)
La paix vient par la réconciliation, le dialogue et surtout par la consolation des uns et des autres par le Seigneur notre Dieu. Alors, nous sommes appelés non seulement à se laisser consoler, mais à devenir les consolateurs à travers l’écoute de la voix de Dieu dans notre vie. Dieu nous parle. D’une manière classique, dieu nous a parlé cinq fois :
La première fois à la création : Dieu nous a parlé à la création en nous insufflant le souffle de vie ou l’Esprit de vie. Nous pouvons le lire dans le livre de la Genèse ou dans le psaume de la Création.
La deuxième fois au mont Sinaï : Dieu a parlé au prophète Moïse en lui donnant sur deux tables les dix commandements, charter de vie. Nous pouvons le lire dans le livre de l’Exode.
La troisième fois par les prophètes : Vu l’endurcissement de notre cœur à comprendre, Dieu nous a parlé par les prophètes qui sont les hommes pris parmi nous pour nous transmettre la parole de Dieu. Nous pourrions lire la vocation de chaque prophète dans la Bible. Deuxième lecture (He 1, 1)
La quatrième fois par les formes fragmentaires : il s’agit ici d’une manière spéciale de parler à certaines personnes qui jouissent d’une grâce particulière. Exemple : Abraham, Noé, saint Jean avec son Apocalypse, les saints et les anges.
La cinquième manière de parler aux hommes : la dernière manière, c’est la venue de Jésus dans le monde. La lettre aux Hébreux que nous venons de lire nous révèle que Dieu nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes et tout ce qu’ils contiennent. L’Évangile de Jean, dans son prologue, nous que « Au commencement », à la Création, Jésus était là, il était auprès de Dieu et il était Dieu (cf. Jn 1, 1-3).
Bien chers frères et sœurs, faisons une étude scripturaire de ce texte :
- Le mot « Verbe » : si le verbe était au commencement, s’il était auprès de Dieu et s’il était Dieu, alors se pose la question de savoir qui est donc le « verbe ».
- Si le verbe est Dieu lui-même alors il y a ce que nous appelons une tautologie.
- Si le verbe est une autre personne spirituelle présente auprès de Dieu, alors qui est-elle ?
- Nous voulons bien répondre par cette vérité inouïe : le « Verbe », c’est Jésus, le Fils unique de Dieu.
2) Cette réponse nous amène à nous poser une nouvelle question énigmatique : Dieu a-t-il créé le monde seul ? Nous répondons par une négation car, suivant la logique, il a créé le monde avec d’autres personnes spirituelles.
3) Qui sont les êtres spirituels avec qui Dieu a créé le monde ? Autrement dit, quels sont les co-créateurs du monde ?
Nous répondons par deux êtres spirituels : Jésus et le Saint-Esprit.
4) Qui a créé le Ciel et la Terre. Question posée au catéchisme et sui est simple à répondre : la Trinité.
Or, le mot trinité ne se trouve pas dans la Bible. Force est de constater que le mot ne se trouve nulle part dans la Bible, mais c’est la Trinité qui parle dans la Bible de la Genèse à l’Apocalypse.
Bien chers frères et sœurs en Christ, laissons nous emporter par la scène de Noël, libérons-nous au maximum des représentations et laissons-nous travailler par les paroles des Écritures, le monde vivra dans la paix à l’image de son créateur.
Amen !
Père Jean-Pascal Ngaleu