PORTE DU FRUIT, ET DU BON !
Le livre d’Isaïe nous dit dans un magnifique poème avec quel soin Dieu s’occupe de son peuple ! Tout est dit du travail de la terre, de l’amour de la terre, du choix des plants et du soin apporté à chacun des ceps qui constituent la vigne et dont le bon vigneron peut espérer un bon vin. Dans l’évangile de ce jour, Jésus reprend presque mot pour mot cette parabole de la vigne du prophète Isaïe. Mais Jésus met l’accent non pas sur le travail de la terre et la qualité de la récolte espérée, mais sur l’attitude et le comportement des vignerons qui gardent le fruit de la vigne et prennent ainsi le raisin pour leurs propres œuvres. Ils ne le vendangent pas pour le propriétaire de la vigne, mais pour eux-mêmes, brisant la confiance faite par le maître de la vigne dont ils n’hésitent pas à tuer, non seulement les serviteurs, mais aussi le fils pour capter cet héritage qui ne leur appartient pas. La morale de cette histoire est un appel à la vigilance pour toutes celles et ceux qui cherchent à vivre l’Évangile. Nous appartenons à Dieu. Nous sommes les ceps de sa vigne, les membres de ce temple vivant. Nous sommes appelés à porter du fruit, et à mettre le Christ au cœur de notre vie. Pas question de rejeter la pierre angulaire pour un autre héritage. Nous sommes au service du Seigneur ! Il ne cesse de prendre soin de nous pour que nous portions du fruit en abondance et que le vin de nos vies soit des meilleurs.
Quel choix je pose dans ma vie pour bien être au service du Seigneur ?
Le Christ est-il bien au cœur de ma vie comme la pierre angulaire ?
Suis-je passionné de l’annonce de la Bonne Nouvelle par ma vie et mes actes ?
Benoît GSCHWIND Evêque de Pamiers
Extrait de Prions en Eglise Octobre 2026 – N°478